18 Oct
A STORY OF MEN, A STORY OF WATCHES
A STORY OF MEN, A STORY OF WATCHES
Béthincourt, the Lorraine Front, 1916. The Logbook of a soldier

(Version française en bas de page)

Béthincourt, the Lorraine Front, 1916. The Logbook of a soldier :

All is calm in the trenches. The canons have been quiet now for 24 hours. Everyone is keeping as busy as they can.

Henri struggles with his pocket watch… in the cold and with all his kit, it isn’t easy getting it out. He would like to attach it to his wrist… after all, why not? He asks Eugene the mechanic, for his help. Eugene shrugs, but he likes challenges… He once made a cup for himself out of a 75 mm shell-casing…

In no time, Eugene has fixed handles to either side of the watch and attached a water bottle strap to it. “Here’s your watch. I had to turn it around, which means the 12 is no longer where it should be. I have painted it red so you can see it !”

They hurry to show the “masterpiece” to the others. They always share everything! No more glass shards injuries if it breaks and when one needs to be sure of not to miss a deadline, no more time wasted searching for it at the bottom of a jacket pocket…

The Section adopts the invention immediately. A new fashion is underway !

UNE HISTOIRE D’HOMMES, UNE HISTOIRE DE MONTRES

Béthincourt front lorrain, 1916. Journal de bord d’un soldat

Le calme règne sur la tranchée. Voilà 24 heures que les canons se sont tus. Chacun s’occupe comme il peut.

Henri peste sur sa montre de poche : c’est vrai qu’ici, dans le froid, avec tout le barda, elle n’est pas commode à sortir. Il veut la fixer au poignet. Après tout, pourquoi pas ? On soumet l’idée à Eugène le mécano. Il hausse les épaules. Mais il aime les défis : il s’est bien sculpté une tasse dans une douille d’obus de 75…

En un rien de temps, Eugène fixe des anses de chaque côté de la montre et y attache une lanière de gourde. « Tiens la voilà ta montre. J’ai dû la décaler, du coup le 12 n’est plus dans l’axe. Je l’ai peint en rouge pour que tu le repères !»

On court montrer le chef-d’œuvre aux copains. On partage tout. Adieu les éclats de verre dans le ventre en cas de déflagration, fini le temps perdu à chercher sa tocante au fond du gilet pour être sûr de ne pas louper le départ en patrouille…

La section adopte immédiatement la trouvaille. Vous allez voir qu’on va créer une mode.